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Actualités correctionnelles 2009
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consulter certains articles en entier en cliquant sur l'icône

DÉCEMBRE 2009
Torture
dans les prisons afghanes : le gouvernement Harper entretient le secret
Malgré les appels répétés
des partis d’opposition à la Chambre des Communes, le
gouvernement conservateur refuse de tenir une enquête
publique et de rendre public les documents pertinents
dans le dossier.
Le diplomate Richard
Colvin, qui occupait un poste de haut rang en
Afghanistan d'avril 2006 à octobre 2007, a affirmé
devant un comité parlementaire spécial que tous les
détenus transférés par le Canada aux autorités afghanes
avaient sans doute été torturés et qu'il en avait fait
rapport à ses supérieurs par écrit à près de 20
reprises.
Les allégations de
monsieur Colvin ont aussitôt été réfutées par le
gouvernement Harper qui s’est mis à discréditer le
diplomate. Une tactique jugée par plusieurs de « vile »
et « crasse».
Or, l’ancien sous-ministre
délégué aux affaires étrangères, David Mulroney, a
confirmé ce que plusieurs militants des droits de la
personne soutiennent : les prisons afghanes sont le
théâtre d’actes de torture et les autorités fédérales
étaient au fait du problème. Monsieur Mulroney, qui est
maintenant ambassadeur du Canada en Chine, est rentré au
Canada expressément pour témoigner devant le comité.
Devant ses nouvelles
allégations, le ministre MacKay a admis que le
gouvernement conservateur avait été mis au courant des
risques de torture dès son arrivée au pouvoir, soit en
2006. Malgré cela, le gouvernement refuse obstinément
de rendre public tous les documents demandés par les
partis d’Oppositions, invoquant la « Sécurité
nationale ».
Sur le sujet :
-
BOILEAU, Josée. "Détenus afghans - S'ouvrir les
yeux", dans Le Devoir
-
BEAUCHEMIN, Malorie. "Torture en Afghanistan: le
Canada savait dès 2006", dans La Presse
-
OUIMET, Michèle. "La torture existe, M. Harper",
dans La Presse
-
BEAUCHEMIN, Malorie. "Torture: l'opposition réclame
les documents", dans La Presse
-
PRATTE, André. "Le Pire Harper", dans La
Presse
-
OUIMET, Michèle. "Le courage d'un jeune
diplomate", dans La Presse
-
Presse Canadienne. "Afghans torturés : De
nouveaux rapports sont mis de l'avant par
l'opposition", sur Canoë.ca
NOVEMBRE 2009
Dépôt du
rapport annuel du Bureau de l’enquêteur correctionnel
Le rapport de l'Enquêteur
correctionnel, rendu public le 2 novembre 2009, fait
état de préoccupations relatives au durcissement des
conditions de détention telles que le temps passé en
cellule ainsi que le nombre limité de sorties dans la
cour et de visites.
L’Enquêteur correctionnel
évalue les programmes de traitement offerts aux
délinquants nettement insuffisants et juge « qu’un
environnement plus punitif et restrictif ne favorise pas
la réadaptation des détenus ».
Le rapport fait également
état du manque troublant de ressources pour les
personnes incarcérées ayant des problèmes de santé
mentale. D’ailleurs, la criminalisation et
l’incarcération de ces personnes contribue, selon
l’Enquêteur correctionnel, à l’engorgement du système
judiciaire sans pour autant améliorer la sécurité du
public. Tout en soulignant la nécessité d'améliorer les
soins et le traitement des détenus qui souffrent de
maladie mentale, le rapport recommande l'embauche d'un
plus grand nombre de professionnels de la santé mentale
et la mise en place de services intermédiaires de santé
mentale dans chacune des régions.
Le rapport conclu en
soulignant les préoccupations persistantes du Bureau de
l’Enquêteur correctionnel concernant le nombre excessif
de délinquants en isolement à long terme (60 jours et
plus). On demande au SCC de mettre en place des
garanties procédurales et de respecter les droits des
délinquants et l'accès aux programmes pour tous les
types d'isolement, conformément aux exigences prévues
par la loi et aux politiques.
En entrevue à la Presse
Canadienne, M. Sapers estime que la population carcérale
devrait croître d’environ 10% dans les prochaines années
à cause des changements législatifs proposés par le
gouvernement. Il souligne également que le taux
d’incarcération des Autochtones est neuf fois supérieur
à la moyenne nationale.
Consulter le rapport
Source : Presse Canadienne 2
novembre
2009
OCTOBRE 2009
Hausse des homicides liés aux gang de rue
Les homicides liés aux
gangs de rue et au crime organisé ont atteint un niveau
record en cinq ans dans la région d'Ottawa-Gatineau. En
2008, trois meurtres ont été associés aux gangs
criminalisés à Ottawa, contre un à Gatineau. Aucun cas
d'homicide relié aux gangs n'avait été rapporté dans la
région en 2007. Il faut remonter à 2003 pour voir autant
de morts se rapportant au phénomène, alors que Gatineau
et Ottawa avaient vu chacune deux homicides du genre.
Globalement, les policiers d'Ottawa ont ouvert 11
enquêtes pour homicide en 2008, et ceux de Gatineau en
ont entamé quatre. « C'est relativement bas », résume
Warren Sylver, de Statistique Canada, qui tient compte
du taux par tranche de 100 000 habitants, soit 1,20 pour
Ottawa et 1,35 pour Gatineau. La moyenne nationale est
de 1,83 pour un total de 611 homicides.
À titre de comparaison, l'ouest du pays est durement
touché, alors que Winnipeg, avec 31 homicides, est en
tête de liste avec un taux de 4,07 pour 100 000
habitants. Toronto, avec une population beaucoup plus
grande, a été témoin de 103 homicides.
Pour Irvin Waller, criminologue de l'Université d'Ottawa
et auteur du livre Lutter contre la délinquance :
Comment le tout répressif tue la sécurité, les récentes
mesures du gouvernement conservateur n'ont pas eu
d'effet sur le phénomène grandissant des crimes liés aux
gangs de rue dans la région et ailleurs au Canada. « Les
peines plus sévères, par exemple, ne font pas en sorte
qu'il y ait moins de gangs. Ce phénomène est lié à la
pauvreté. Mettre les gens en prison n'est pas la
solution ».
Source : Le Droit, 28 octobre
2009

Un bout de doigt et du sang dans la dinde hachée servie
aux détenus à RDP
Un inspecteur alimentaire de la Ville de Montréal
a visité les cuisines de la prison Rivière-des-Prairies, cette semaine, après
une plainte d’insalubrité survenue après qu’une employée eut perdu un morceau de
doigt et beaucoup de sang en hachant de la viande qui a ensuite été servie aux
prisonniers.
Un représentant du ministère avance que la couche
du dessus du bac de viande a été jeté. Pourtant, des employés affirment
que le bout de doigt n'a jamais été retrouvé et que les bacs n'ont pas été
nettoyés adéquatement. Faits inquiétant : ce jour là, la dinde hachée a
été rayée du menu des employés de l'établissements de détention.
Habituellement, le personnel à le choix de trois menus, dont celui servi au
détenus.
Source : Canoë, 24 septembre
2009 / Journal de Québec, 29 septembre 2009.

SEPTEMBRE 2009
La politique correctionnelle du gouvernement
conservateur encore une fois critiquée
Un rapport indépendant sur la politique du
gouvernement conservateur en matière de services correctionnels démontre que des
décennies de pratique sont en train de céder le pas à une idéologie teintée de
populisme. L'un des coauteurs de l'étude, Graham Stewart, affirme même que la
politique correctionnelle du Canada ne repose plus sur des éléments de preuve
vérifiés, mais sur une approche purement idéologique. Le document de 235 pages
contredit le plan directeur des conservateurs pour revoir les politiques
correctionnelles canadiennes.
Pendant ce temps, le gouvernement conservateur
refuse de financer un programme visant à réduire la récidive chez les personnes
reconnues coupables de crimes à caractère sexuel.
Source : Canoë, 24 septembre
2009 / Journal de Québec, 29 septembre 2009.
JUILLET 2009
Taux d'occupation de 200% à la prison de Hull
L'atmosphère est
explosive
depuis quelques semaines à la prison de Hull, où la surpopulation amène les
détenus à se rebeller en entamant une grève de la faim. Le secteur de
protection
B1 semble le plus problématique, alors qu'au décompte de mercredi midi, le taux
d'occupation était à 200 %.
On rapporte
aussi des cas de punaises de lit, des problèmes respiratoires, des maux de gorge
et de sinus.
Source : Journal de Montréal, 17 juillet 2009.

JUIN 2009
La peine de mort non dissuasive
La peine de mort ne
dissuade pas de commettre un crime selon une écrasante
majorité de criminologues interrogés dans une nouvelle
étude menée par des chercheurs de la Northwestern
university à Chicago (Illinois, nord) et publiée cette
semaine.
Dans cette étude de 2008,
calquée sur une recherche similaire en 1996, des
universitaires ont interrogé 79 experts en criminologie
appartenant à la Société américaine de criminologie.
Résultat: 88,2% répondent non à la question de savoir si
"la peine de mort est dissuasive".
Source : AFP, 18 juin 2009.

MAI 2009
Prisons du Québec : surpopulation chronique et insalubrité.
Malgré l'ajout de places dans le réseau
correctionnel, la surpopulation demeure présente dans les établissements de
détention du Québec, avec un taux d'occupation de 116%. Les conditions de
détention demeurent exécrables malgré les avertissements de la Protectrice du
citoyen il y a un an. Les programmes de réinsertion sociale sont
interrompus en raison de cette surpopulation, les locaux disponibles étant
transformés en dortoirs improvisés.
Les conditions d'hygiènes demeurent tout aussi
déficientes. Les prisons du Québec sont de véritables foyers d'infections et de
parasites, a dénoncé l'an dernier la protectrice du citoyen, Raymonde
Saint-Germain. À l'époque, elle avait réclamé l'adoption de mesures d'hygiène
strictes. Mais, dans son dernier rapport, publié mardi, elle constate que le
Ministère «tarde à entreprendre des actions significatives pour corriger cette
lacune majeure».
Source : La Presse, 31 mai 2009.
Rapport annuel du Protecteur du citoyen : la situation des Services
correctionnels se détériore encore.
Le dernier rapport annuel du Protecteur du
citoyen, paru le 26 mai 2009, démontrent d'importantes lacunes dans nos
établissements de détention et la lenteur du ministère de la Sécurité publique à
mettre de l'avant les recommandations formulées l'an dernier par la Protectrice.
L'accès aux soins de santé demeure le motif d'insatisfaction le plus souvent
évoqué, ainsi que celui pour lequel les plaintes sont le plus souvent jugée
fondées.
Importantes lacunes dans le système de
traitement des plaintes des établissements de détention
Outre les problèmes récurrents d'accès au
formulaire de plaintes, la Protectrice dénonce l’utilisation inadéquate, par
plusieurs établissements de détention, du registre des plaintes des personnes
incarcérées fait en sorte qu’on ne peut dresser un portrait de la situation qui
permettrait d’améliorer les pratiques et de mieux gérer certains risques. Le
ministère de la Sécurité publique s’est engagé à faire rapport trimestriellement
au Protecteur du citoyen à ce sujet, à compter d’août 2009.
Escorte des personnes incarcérées lors de
rendez-vous en centre hospitalier : mieux concilier les exigences de sécurité et
le respect des droits. Le Protecteur du citoyen recommande au ministère de la
Sécurité publique qu’il examine les directives des établissements de détention
pour que l’imposition de contraintes physiques en centre hospitalier soit
évaluée en fonction du niveau de risque et du contexte de garde.
Le Protecteur du citoyen a été saisi de plaintes,
notamment de médecins, concernant le non-respect de la confidentialité des
échanges entre les professionnels de la santé et les personnes incarcérées en
raison de la présence d’agents des services correctionnels pendant les
consultations.
Plan d’action en réinsertion sociale et
conclusion des contrats des fonds locaux de soutien à la réinsertion sociale
Le Protecteur du citoyen est inquiet des effets
négatifs des retards cumulés par le ministère de la Sécurité publique. Il
constate qu’un écart subsiste entre le discours et les actions du Ministère. Il
recommande que ce dernier accorde la priorité à la poursuite des travaux et
qu’il dépose le plan d’action gouvernemental en réinsertion sociale au plus tard
le 30 juin 2009. D'ailleurs, "le Protecteur du citoyen est particulièrement
étonné de constater que le Ministère ne dispose pas déjà d'un inventaire des
programmes disponibles dans les établissements de détention.
Salubrité des établissements
En 2006-2007, le Protecteur du citoyen demandait
au Ministère de mettre en place un mécanisme d'inspection de la salubrité.
Deux ans plus tard, le Protecteur constate qu'il n'y a rien de fait.
Registre d’utilisation des cellules d’isolement
ou de réclusion
Le Protecteur du citoyen est insatisfait du retard
dans les suivis accordés à sa recommandation d’instaurer le registre
d’utilisation des cellules d’isolement ou de réclusion obligatoire pour tous les
établissements de détention.
L'accès aux programmes de réinsertion sociale
retardée
La Protectrice déplore le report chroniques
d'audience devant la Commission québécoise des libérations conditionnelles, ce
qui retarde l'accès aux programmes de réinsertion sociale des personnes
contrevenantes (admission dans une maison de thérapie ou de transition).
Ces retards sont principalement causés par l'absence des documents
habituellement contenus aux dossiers de la personne incarcérée et par les
retards des Services correctionnels à produire les rapports d'évaluation des
personnes incarcérées. Il s'agit ici d'un autre problème causé par la
surpopulation carcérale, les agents correctionnels étant surchargés, ceux-ci ne
peuvent procéder à l'évaluation de la personne à temps, ce qui compromet la
réinsertion sociale des personnes contrevenantes.
Source : Protecteur du
citoyen. Rapport annuel 2008-2009, paru le 26 mai 2009.
Interpellation sur l'état des services correctionnels au Québec
Interrogé sur la situation qui prévaut dans les
prisons du Québec, le ministre de la Sécurité publique du Québec, Jacques
Dupuis, a fait preuve d'une méconnaissance de ses dossiers.
Interrogé par le porte-parole de l'opposition
officielle en matière de Sécurité publique, monsieur Bertrand St-Arnaud, le
ministre s'est contenté de rappeler la construction éventuelle de nouvelles
prisons. Pourtant, les statistiques correctionnelles en date du 31 mars
2009 démontrent clairement qu'il y a toujours surpopulation dans les prisons
québécoises, malgré l'ajout de 324 places dans des bâtiments modulaires
temporaires. Le ministre s'est également défendu en rejetant le blâme de
la surpopulation sur la fermeture de six prisons en 1996, prétendant que cela
avait causé la perte de 406 places
(source : journal des débats).
Pourtant, les Statistiques correctionnelles du Québec 1996-1997 font état
d'une
diminution de 103 places seulement, en raison de l'ouverture de l'établissement
de Rivière-des-Prairies (500 places).
(Source : Ministère de la Sécurité publique.
Statistiques
correctionnelles 1996-1997, p. 28-29).
L'analyse des données nous démontre que le nombre
de cellules a considérablement augmenté depuis cette période. Au 31 mars
2009, la capacité correctionnelle s'élevait à 4 705, soit 904 places de plus
qu'en 1996-1997. L'accroissement de la capacité carcéral n'a jamais
résolu le problème de surpopulation.
Au sujet de certaines recommandations émises par la
Protectrice du citoyen dans son rapport annuel 2007-2008, le ministre n'a pas
été en mesure d'identifier clairement
quelles actions était entreprises par son ministère, outre la création d'un
registre préparé pour rendre compte de l'utilisation des cellules d'isolement et
d'un document de travail sur la réinsertion sociale. Le ministre n'a
donné aucune réponse concernant la salubrité des établissements et les problèmes
de transmission des renseignements médicaux lors d'un transfert.
Le problème de surpopulation carcérale a pour
conséquence, entre autre, une surcharge du travail des agents de services
correctionnels, occasionnant de nombreux retard dans l'évaluation des personnes
contrevenantes.
Malgré l'annonce d'investissement pour la
construction de nouvelles prisons, les établissements actuels font face à une
pénurie de personnel et un manque de ressources financières pour assurer des
programmes de réinsertion sociale efficaces, ce qui est un non sens. À
preuve, le même jour, on apprenait que des périodes de visites étaient suspendue
à l'établissement de Rivière-des-Prairies, faute de personnel.
voir le
communiqué de presse du GDDDQ
Manque de personnel : Des visites coupées à l'établissement de
Rivière-des-Prairies
Faute de personnel, le Centre de détention de
Rivière-des-Prairies à Montréal a suspendu les périodes de visites la fin de
semaine. Le ministère de la Sécurité publique prétend que cette situation
est temporaire.
Source : Canoë, 15 mai 2009.

AVRIL 2009
Soins de santé déficients
Un homme diabétique risque d'être amputé au pied
après s'être vu refuser ses médicaments pendant deux mois à la prison de
Bordeaux.
Source : La Presse, 25 avril 2009.

Criminalité au Canada : En baisse avant l'arrivée des conservateurs
De nouvelles statistiques indiquent que les crimes
graves commis au Canada étaient en recul avant même que le gouvernement
conservateur ne lance sa campagne contre la criminalité, selon un rapport publié
mardi par Statistique Canada.
Le GDDDQ a maintes fois répété que l'approche
répressive préconisée par le Parti conservateur ne contribue d'aucune façon à
réduire la criminalité. Toutes les études sont formelles sur ce point.
Nous vous invitons à consulter à ce sujet notre
dossier spécial sur le
durcissement des sentences. Le taux global de criminalité poursuit
une tendance à la baisse depuis le début des années 90.
Source : La Presse Canadienne, 22
avril 2009.

MARS 2009
La criminalité au Québec encore à la baisse.
Le taux global de criminalité au Québec a connu
une diminution de 5,6 %. Les services policiers desservant la
province ont enregistré 387 086 infractions au Code criminel (à l’exception des
infractions liées à la conduite de véhicules), soit près de 20 000 infractions
de moins qu’en 2006. La répartition des
infractions a très peu changé au cours des dernières années. Les vols de 5 000 $
ou moins (100 985), les introductions par effraction (59 315), les méfaits (45
420), les voies de fait (43 234) et les vols de véhicules (36 041) demeurent les
plus nombreuses.
Même si on en parle peu dans les
médias, le taux de criminalité suit une tendance globale à la
baisse depuis le début des années 1990. Bien que les crimes violents font
généralement plus souvent la manchette, la majorité
des crimes commis ne sont pas des crimes avec violence.
Les crimes contre la propriété représentaient 69.2% des crimes
commis en 2007 suivi des crimes contre la personne 20% et finalement
les autres infractions au code criminel 10.9%. On peut se
désoler qu'aucun article n'ait fait état de la baisse du taux de
criminalité.
Les statistiques peuvent être consultées sur le
site du
ministère de la Sécurité publique du Québec
Malgré l'ajout de place, la prison d'Amos demeure
surpeuplée
Malgré l'ajout de bâtiments modulaires qui
devaient régler le problème de surpopulation carcérale selon le ministre Depuis,
la prison d'Amos est toujours surpeuplée. En date du 9 mars, il y
avait 125 personnes à Amos alors que la capacité est de 122 places.
On se rappelle que le GDDDQ, à l'instar de
plusieurs experts, avait averti la population et le gouvernement que l'ajout
de nouvelles places en détention ne règlerait pas le problème de la
surpopulation carcérale. [voir le
communiqué et les
l'heure juste]
Le ministre de la Sécurité publique a préféré
faire la sourde oreille et a annoncé l'ajout de 324 places "temporaires", au
coût de 19M$, en attendant la construction de 4 nouvelles prisons.
Source : L'Écho Abitibien, 23 mars 2009.
Le
changement de politique des policiers du métro de Montréal fait baisser la
criminalité de 8%
Les policiers patrouillant le métro à Montréal ont
adopté depuis quelques mois une approche plus tolérante envers les personnes
itinérantes. La nouvelle approche met surtout l'accent sur la présence et la
visibilité policière plutôt que la répression et concentre les efforts sur les
comportements dérangeants et non plus la simple présence d'itinérants dans le
métro. Le SPVM fait aussi appel aux CLSC et autres organismes lors de ses
intervention auprès des cas plus lourd.
Au total, en 2008, 1 902 délits et
infractions au Code criminel ont été rapportés à l'intérieur et
à proximité des stations de métro à Montréal. Il s'agit d'une
baisse de 8 % par rapport à 2007. Selon le SPVM, la variation
de la surveillance policière est un facteur explicatif de la
baisse de la criminalité. Les stations les plus souvent
patrouillées par les policiers sont celles où l'on observe des
diminutions significatives de la criminalité.
Pour plus d'information :
http://www.spvm.qc.ca/upload/communiques/Bilans08/08_metro.pdf
Source : Le Journal de
Montréal, 5 mars 2009.

FÉVRIER 2009
L'approche conservatrice critiquée à nouveaux
L'approche conservatrice favorable au durcissement
des sanctions comme moyen d'enrayer le problème a été vigoureusement critiquée,
aujourd'hui, notamment par des criminologues. [...] Cette attitude punitive
pourrait bien plaire à des citoyens qui craignent que la violence ne fasse
irruption dans leur quartier, mais elle a pour effet de truffer le Code criminel
de lois superflues, qui n'ont pas prouvé leur efficacité dans d'autres pays,
soutient le criminologue Irvin Waller.
Source : La Presse Canadienne,
25 février 2009.
L'Enquêteur correctionnel du Canada déplore le délais déraisonnable du
traitement des plaintes des personnes incarcérées.
Le bureau de l’Enquêteur correctionnel a rendu
public son rapport dans lequel il « recommande que le ministre ordonne au
Service correctionnel de rétablir immédiatement les délais de réponse prévus par
le mécanisme de présentation et de règlement des griefs et des plaintes, à
l'échelon du commissaire, soit 15 jours pour les griefs prioritaires et 25 jours
pour les griefs non prioritaires, et que Service correctionnel prenne les
mesures nécessaires pour se conformer à ces délais. Selon l’Enquêteur
correctionnel, le passage de trois semaines à trois mois du délai de réponse aux
griefs prioritaires est inacceptable. Depuis des années, l’Enquêteur
correctionnel signale le retard chronique des réponses aux plaintes et griefs au
sein du Service correctionnel. Le rapport fait également état d’un urgent
besoin de formation du personnel de première ligne pour traiter de façon
adéquate les délinquants atteints de maladies mentales.
Source :
Enquêteur correctionnel du
Canada, Rapport annuel 2007-2008.
Le rapport peut être consulté à l'adresse suivante
:
http://www.oci-bec.gc.ca/rpt/annrpt/annrpt20072008-fra.aspx#3E
Incendie à la prison de New-Carlisle
97 détenus de la prison de New Carlisle (Gaspésie)
ont dû être relocalisés à Québec et Rimouski à la suite d’un incendie qui s’est
déclaré dans la nuit du 15 février. La cause de l’incendie n’est pas d’origine
criminelle. Il semble plutôt que se soit un problème électrique. Un échéancier
sur le retour des détenus à la prison devrait être dévoilé sous peu.
Source : Le Soleil, 23 février 2009.
JANVIER 2009
Jeunes contrevenants : la réhabilitation est plus
efficace.
Selon les données du Centre canadien de la
statistique juridique, l'accent mis sur la prévention et la réhabilitation,
plutôt que sur l'incarcération, a été bénéfique pour le Québec. Le taux de
criminalité chez les jeunes de la province demeure le plus bas au pays. La
Saskatchewan, le Manitoba, la Nouvelle-Ecosse et l'Alberta ont présenté les taux
les plus élevés.
Source : Presse Canadienne, 3 janvier 2009.

Année précédente : 2008
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