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Groupe de défense des droits des détenuEs de Québec

 

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  Actualités correctionnelles 2010

Note : Il est possible de consulter certains articles en entier en cliquant sur l'icône

JUILLET 2010

 

  Émeute à l'Établissement de détention de Québec

Deux détenus sont morts et six autres ont été blessés mercredi soir dans une émeute à l'Établissement de détention de Québec.  Il semble qu’une altercation entre deux personnes incarcérées soit à l’origine de ce soulèvement.  Le soulèvement a éclaté vers 21 h 30, dans l'aile F de la prison.  Des personnes incarcérées auraient ensuite mis le feu à des matelas, couvertures et vêtements dans leur cellule.

 

L’évènement, qui à déplorer, démontre cependant que la tension demeure élevée dans les établissements correctionnels du Québec, quoi qu’en dise le ministère de la Sécurité publique.  Cela fait plusieurs années déjà que divers intervenants du milieu, tant les agents de services correctionnels, le Protecteur du citoyen que des intervenants communautaires et le GDDDQ dénoncent la situation explosive des prisons du Québec.  Pourtant, le MSP tarde à agir, se contentant d’investir dans le béton pour ajouter quelques places alors que les établissements existants souffrent d’un sous-financement qui les amène à effectuer plusieurs compressions budgétaires.  Les prisons actuelles souffrent d’un manque de personnel et demeurent surpeuplées.

 

Nous pouvons également nous inquiéter du fait que la sécurité des citoyens incarcérés n’est pas toujours prise au sérieux lorsque ceux-ci en parlent aux agents.  Bien souvent, elles sont soit contraintes de demeurer dans leur secteur ou à demeurer en isolement dans leur cellule, faute de places disponibles.

 

L’imposition de sanctions collectives est aussi un facteur qui fait augmenter la tension.  Plusieurs détenus sont sanctionnés pour des évènements dont ils ne sont pas responsables.  Il serait préférable de prendre des mesures disciplinaires personnalisées plutôt que de pénaliser l’ensemble des personnes d’un même secteur.

Les personnes incarcérées ont très peu confiance dans le système de plainte et malheureusement, on remarque une baisse de confiance envers le Protecteur du citoyen, en raison du fait que les problèmes perdurent depuis plusieurs années malgré le fait qu’ils soient dénoncés.  Il n’est pas normal que les personnes incarcérées en soient rendues à poser de tels gestes de violence pour se faire entendre.

 

Malgré ce que dit le MSP, le problème de surpopulation carcéral est loin d’être réglé.  Les 700 places dont parle le MSP représentent la capacité totale de l’établissement, et non sa capacité opérationnelle.  On ne peut prétendre qu’il n’y a aucune surpopulation lorsque le nombre de personnes incarcérées dépasse la capacité opérationnelle.  D’ailleurs, pourquoi le MSP tarde-t-il à actualiser les statistiques correctionnelles, dont la dernière mise à jour date de 2007 ?  Ceci nous permettrait enfin d’avoir l’heure juste sur l’état des services correctionnels.

 

Plus de détails :

http://www.radio-canada.ca/regions/Quebec/2010/07/22/001-emeute-prison-quebec.shtml

 

 

 

  La criminalité diminue encore en 2009

Le nombre et la gravité des crimes rapportés par la police ont reculé au Canada en 2009, maintenant la tendance à la baisse des 10 dernières années. Les dernières données fournies par Statistique Canada, le taux de criminalité à diminué de 3% en 2009.  Il était de 17% inférieur à ce qu'il était 10 ans plus tôt.  De son côté, l'indice de gravité de la criminalité à diminué de 4% en 2009.  Il était de 22% inférieur à 1999.

 

Du côté des jeunes contrevenants, tant le nombre de crimes que la gravité des crimes commis par les jeunes âgés de 12 à 17 ans sont en baisse depuis 2001. Ils ont affiché un léger recul en 2009.

 

Ces données viennent encore une fois contredire les dires du gouvernement actuel en matière de lutte à la criminalité, prétextant que la criminalité est à la hausse pour justifier leur mesures répressives.  Le sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu invoque maintenant une manipulation des chiffres fournis par Statistiques Canada.  Pourtant, comme le souligne le criminologue Marc Ouimet, le taux de criminalité sur 100 000/hab. est la méthode statistique utilisée partout dans le monde depuis plusieurs années pour permettre une comparaison fiable et non biaisée de la criminalité.

 


Écoutez le reportage de La tribune, SRC, 21 juillet 2010.

Les invités de Jacques Beauchamp : Warren Silver, porte-parole du Centre canadien de la statique juridique, Pierre-Hugues Boisvenu, sénateur conservateur et ancien président de l'Association de familles de personnes assassinées ou disparues du Québec, et Marc Ouimet, professeur a l'École de criminologie de l'Université de Montréal et chercheur au Centre international de criminologie comparée.

 

Source : SRC, 21 juillet 2010.

 

 

 

 

JUIN 2010

 

 

  Coupure des pensions de vieillesse aux détenus - Le plan Boisvenu

"Depuis quand faut-il choisir un camp? Pourquoi serait-on incapable de protéger les victimes et de tenter de réhabiliter intelligemment les détenus?" - Yves Boisvert, La Presse.
 

Source : La Presse, 8 juin 2010

 

 

 

  Des citoyens détenus illégalement

Radio-Canada a appris qu'une soixantaine de personnes ont été incarcérées de façon injustifiée l'an dernier dans les centres de détention du Québec. En tout, 63 personnes sont demeurées plus longtemps que prévu derrière les barreaux.
 

Source : Radio-Canada, 2 juin 2010

 

 

 

 

AVRIL 2010

 

  Une facture de 7 à 10 milliards de dollars sur cinq ans

La mise en œuvre de la loi modifiant le calcul des sentences des personnes incarcérées avant leur jugement, coûtera cher aux contribuables, la facteur devrait atteindre de 7 à 10 milliards de dollars sur une période de cinq ans.  La plus grande part de la facture, soit les trois quarts, devra être assumée par les provinces.
 

Source : Radio-Canada, 28 avril 2010

 

 

 

 

  Il n'y a que le crime qui les intéresse

Le chroniqueur politique Raymond Giroux dresse un portrait de l'acharnement idéologique du gouvernement conservateur en matière de lutte à la criminalité.

« Pas une journée ne se passe à Ottawa sans que le crime, sous une forme ou l'autre, revienne à l'ordre du jour.  Comme si les conservateurs se couchaient le soir en ne pensant qu'à cela, y rêvaient toute la nuit et en bavaient au petit-déjeuner»

Source : Le Soleil, 24 avril 2010

 

 

 

 

  Baisse des fonds dédiés aux victimes

 

Source : 24h Montréal, 18 avril 2010

 

 

 

 

  Les hommes débarquent à Tanguay

La surpopulation menace de nouveau les prisons du Québec. Dans un décompte en date du 5 avril, il y avait surpopulation dans 11 des 18 prisons du Québec, selon les données fournies par le ministère de la Sécurité publique.

 

Source : Le Journal de Québec, 9 avril 2010

 

 

 

 

MARS 2010

 

  Surpopulation carcérale : Prison de Hull

 

La surpopulation carcérale atteint un niveau critique à la prison de Hull où 27 détenus étaient présents, sur une capacité de 16, dans l'aile B1 du centre de détention de Hull.  Le taux d'occupation moyen pour cet établissement s'élevait à 123% entre le premier avril 2008 et le 31 janvier 2009 (dernières données disponibles).

 

Source : Le Droit, 26 mars 2010

 

 

 

  Prison d'Amos : Malgré l'ajout de 36 places, la surpopulation demeure

 

Malgré l'ajout d'un bloc modulaire temporaire (BMT) de 36 places à la prison d'Amos, celle-ci demeure surpeuplée.  En date du 7 mars 2010, 125 personnes étaient présente à l'établissement d'Amos, alors que la capacité d'accueil de cette prison s'élève à 122 places, pour un taux d'occupation de 102%.  Malgré un taux d'occupation moyen de 97%, pas moins de 353 détenus ont dû être transférés vers d'autres prisons du Québec pour désengorger l'établissement entre le 1er avril 2009 et le 9 février 2010.

 

Source : L'Écho Abitibien, 26 mars 2010

 

 

 

  Une énième étude contredit les Conservateurs

 

Alors que le gouvernement tente d'introduire des peines minimales obligatoires pour les infractions relatives à la drogue, "un énième examen scientifique démontre que le resserrement des lois et la prohibition de ces substances seraient directement liés à l'augmentation de la violence."  C'est la conclusion à laquelle sont venus des chercheurs de la Colombie-Britannique qui ont analysé toute la documentation scientifique publiée en anglais sur le sujet.

 

Source : Le Journal de Québec, 24 mars 2010

 

 

  Infrastructures carcérales : "Un échec coûteux"

 

Le Groupe de défense des droits des détenus de Québec (GDDDQ) qualifie d’«échec coûteux» le plan d’infrastructures carcérales mis sur pied par le ministère de la Sécurité publique.

 

Source : Le Journal de Québec, 13 mars 2010

 

 

 

 

  Débordement des prisons : Les gardiens sonnent l'alarme

Surpopulation au sein des prisons, mesures de réhabilitation inefficaces, manque de formation du personnel, les lacunes au sein des centres de détention de la province semblent s’accumuler.

 

Le président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ), Stéphane Lemaire, somme le ministère de la Sécurité publique d’agir rapidement pour résoudre ces problèmes, principalement ceux qui ont trait à la surpopulation. «Il y a plus de 1 000 détenus de trop en province. Avec les transfèrements, on a presque une prison complète qui roule sur la route. Il manque de places», a-t-il plaidé samedi, lors d’un entretien téléphonique.

 

Source : Le Journal de Québec, 2 mars 2010

 

 

À lire également :

  • Infrastructures carcérales : "Un échec coûteux"  (La réaction du GDDDQ)

Le Groupe de défense des droits des détenus de Québec (GDDDQ) qualifie d’«échec coûteux» le plan d’infrastructures carcérales mis sur pied par le ministère de la Sécurité publique.

 

[lire le communiqué de presse]

 

[consulter l'article]

 

  1% de la population américaine derrière les barreaux

 

Environ 2,3 millions d'Américains étaient incarcérées en janvier 2010, soit près d'un pour cent des Américains en âge d'être incarcérées.  Malgré cela, on dénote une légère diminution (de 0,4 %) du nombre de personnes détenues, puisque les États ont pris des mesures pour diminuer leur population carcérale en raison des coûts élevés du système carcéral.

 

Les États ont constaté qu'il existait d'autres moyens alternatifs à la détention qui permettaient de diminuer la population carcérale tout en garantissant la sécurité public, telles les peines hors prison.

 

Malgré cette première baisse en 40 ans, les États-Unis détiennent toujours un taux d'incarcération parmi les plus élevés au monde.

 

Source : AFP

 

 

  Abolition du temps double pour la détention préventive : une facture de 87 millions $.

 

Le projet de loi C-25, qui met un terme à la pratique de multiplier par deux le temps passé en détention préventive vient d’entrer en vigueur.  Coût de cette mesure : 87 M$. Talonné depuis l’automne dernier, le gouvernement avait toujours refusé de dévoiler les coûts de ses politiques en matière de lutte à la criminalité.

 

C’est grâce au plan de dépenses du gouvernement pour 2010-2011, déposé au début du mois de mars 2010 que l’on a pu prendre connaissance de la demande du Service correctionnel du Canada. Ces 87,2 M$ serviront notamment à l’installation d’unités « temporaires » pour loger les personnes contrevenantes. Pourtant, lors de l’entrée en vigueur de la mesure, en février 2010, on affirmait qu’il n’était pas « dans les plans » de construire des pénitenciers, les établissements actuels n’étant pas remplit à pleine capacité.

 

Source : cyberpresse.ca

 

 

 

 

JANVIER 2010

 

  Santé mentale et détention : un mélange inquiétant

 

"Ashley Smith avait 19 ans lorsqu'elle s'est donné la mort, en octobre 2007, dans une prison de Kitchener, en Ontario, en s'étranglant avec une lanière de tissu. La scène, qui s'est déroulée sous les yeux de ses gardiens, a été filmée. Ce décès a fait les manchettes dans tout le pays, et a été l'objet de critiques cinglantes de la part de l'ombudsman des prisons fédérales."

 

L'affaire n'est pas sans rappeler le reportage portant sur le décès de Claudio Castagnetta, diffusé le 19 novembre 2009, toujours à Enquête.

 

Des images troublantes qui démontrent l'incapacité des Services correctionnels à prendre en charge les personnes aux prises avec des problématiques de santé mentale en détention.  Le manque de ressources appropriées et le peu de formation offerte aux agents de service correctionnel est depuis longtemps dénoncé.  Alors que les services correctionnels reconnaissent que ces personnes n'auraient pas dû se retrouver en détention, rien ne semble être fait pour l'empêcher : on estime à 40% le nombre de personnes éprouvant des problèmes de santé mentale, à divers niveau, actuellement incarcérées au Québec.

 

Source : SRC, Enquête, Reportage du jeudi 21 janvier 2010 & du 19 novembre 2009

 

Visionnez les reportages d'Enquête

Tant qu'elle respire, Reportage du jeudi 21 janvier 2010

Zone grise : les cas de mort en détention, Reportage du jeudi 19 novembre 2009

 

 

À lire également :

 

 

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