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L'argent
Canadian-Tire
Une prison pour sentences intermittentes
inutilisée pendant plus d'un an à Sept-Îles
Nous apprenions récemment que la prison destinée
aux sentences intermittentes (de fin de semaine) aménagée il y plus d’un an à
Sept-îles n’a pas été utilisée en raison d’un manque d’agent correctionnel. De
plus, le ministre de la Sécurité publique du Québec, monsieur Jacques Dupuis,
refuse de dévoiler les coûts de location assumés.
Cette situation démontre encore une fois
l’incohérence du gouvernement en matière de Sécurité publique. Comment le
ministre peut-il justifier avoir ainsi dépensé pendant un an l’argent des
contribuables pour une prison qui n’a pas servi alors que les établissements
correctionnels du Québec doivent effectuer des compressions budgétaires, faute
d’argent ?
Comment le ministre explique-t-il aux enfants et
proches des personnes incarcérées qui ne peuvent plus leur rendre visite en
raison des coupures qu’il avait de l’argent à dépenser ainsi? Il est tout à fait
inconcevable de voir ainsi l’argent gaspillée pendant un an alors que les
prisons actuelles souffrent d’un urgent manque de financement.
Le ministre a lui-même admis qu’il y a eu un
problème de planification dans le dossier. Cela est inquiétant lorsque l’on
sait qu’il s’apprête à dépenser plus de 567 M$ pour la construction de nouvelles
prisons alors que tout tend à démontrer qu’il n’y a pas lieu d’ajouter de
nouvelles cellules.
Le problème de recrutement de personnel vient de
surcroît confirmer les inquiétudes soulevées par plusieurs intervenants dans le
dossier de la prison pour délinquant sexuels à Percé. Lors de l’annonce de la
réouverture de cet établissement, plusieurs avaient lancé un avertissement à
l’effet qu’il était illusoire de prétendre réunir un équipe multidisciplinaire
spécialisée en délinquance sexuelle dans cette région. Il aurait été beaucoup
plus … d’investir les sommes allouées pour l’embauche de personnels spécialisés
dans les diverses région du Québec plutôt que de dépenser dans le béton.
Mise à jour :
décembre 2008
© Groupe
de défense des droits des détenus de Québec.
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