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Infrastructure temporaires - 324
places ajoutées, 38 millions $ dépensés
| BMT |
Nombre
de places ajoutées |
Mise en
service1 |
TOTAL
|
| Québec |
96 places |
nov
2008 |
324 places ajoutées
au réseau correctionnel du Québec
Dépense totale pour
la construction des bâtiments: 19 M$
Frais d'incarcération annuels
supplémentaires et récurrents :
324 places x 168$/jours2 =
19,8 M$ / an |
| Amos |
36 places |
déc
2008 |
| Trois-Rivières |
96 places |
nov
2008 |
| Sherbrooke |
96 places |
nov
2008 |
| 1: Source : Ministère
de la Sécurité publique du Québec, Rapport annuel de gestion
2008-2009, Gouvernement du Québec, 2009, p. 16
2: coût d'incarcération au 31 janvier
2009, source : MSP. |
Plus d'un an à passé... Qu'en est-il ?
La situation n'a guère changée, malgré
l'ajout de 324 places :
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L'interpellation sur l'état des Services
correctionnels à l'Assemblée nationale le 15 mai 2009 a permit d'apprendre
qu'au 31 mars 2009, il y avait 4705 détenus dans nos prisons alors que la
capacité d'accueil est de moins de 4000 places.
Source : ministère de la Sécurité publique du
Québec.
-
Au 31 janvier 2009, le taux d'occupation moyen dans les prisons québécoise
s'élevait à 116%. Source :
ministère de la Sécurité publique du Québec.
-
"Les BMT [bâtiments modulaires
temporaires] ont permis de «mettre un peu de baume» sur les plaies des
gardiens de prison, selon le syndicaliste. «Mais ils n'ont pas réglé le
problème de surpopulation. On veut qu'ils restent une solution temporaire.»
-- Stéphane Lemaire, président national du Syndicat des agents de la paix en
services correctionnels.
-
"L'ajout d'un bloc
modulaire temporaire (BMT) de 36 places l'établissement de détention d'Amos
aura certes permis d'y résorber en partie les problèmes de surpopulation
carcérale. Mais le problème reste entier, alors que 353 détenus ont tout de
même été transférés vers d'autres prisons du Québec entre le 1er avril 2009
et le 9 février 2010. Ce sont les
chiffres obtenus auprès de Mario Vaillancourt, du ministère de la Sécurité
publique. La prison d'Amos compte un total de 122 places. Le 7 mars dernier,
125 personnes étaient incarcérées à Amos, pour un taux d'occupation de
102%". Source : L'Écho Abitibien,
26 mars 2010.
Quelques exemples :
Des coûts sociaux importants
L'ajout de places en détention au Québec : ce
qu'il en coûte
L'ajout de 324 places temporaires et de 338 places
permanentes dans le réseau correctionnel québécois se traduit par la
construction de 4 nouvelles prisons, la réouverture de la prison de Percé et
l'aménagement de bâtiments modulaires, qui coûteront aux contribuables québécois
399 M$. À cette dépense, il faudra ajouter 20 M$ par année en frais
d'incarcération supplémentaires (40 M$ si les places temporaires sont maintenues
en services).
Un montant substantiel puisé à même les finances
du Québec alors que nous faisons face à une crise financière importante.
D'autant plus que les études démontre que l'ajout de nouvelles places n'est
pas nécessaires.
Cet argent aurait certainement été mieux
investi ailleurs ! Quelques exemples ?
Le GDDDQ avait pourtant averti la population et le
ministre...
Lors de l'annonce de l'ajout de
5 nouvelles prisons et de la création des bâtiments modulaires temporaires, le
GDDDQ avait averti la population et le ministre à l'effet que l'ajout de places
en détention n'avait jamais contribué à régler le problème de surpopulation
carcérale :
«Selon
le Groupe de défense des droits des détenuEs de Québec (GDDDQ), l’annonce de
l’ajout de 338 nouvelles places en détention au coût de 388 millions $ faite par
le ministre de la Sécurité publique, monsieur Jacques Dupuis, ne contribuera pas
à désengorger le réseau correctionnel. [...] Le GDDDQ est sceptique au sujet
des places dites « temporaires » qui seront créées. L’exemple de l’occupation
double et même triple dans les cellules prouve qu’une fois créées, les places
demeurent permanentes. ».
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L'HEURE JUSTE ! |
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Il faut ajouter des
nouvelles places en détention pour régler le
problème de surpopulation carcérale. |
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Ce qu'en dit le Protecteur du
citoyen (rapport annuel 2008-2009)
Il faut
cependant relativiser les conséquences de cette solution provisoire à la
surpopulation carcérale et aux transferts à répétition d’un établissement à
un autre de personnes incarcérées. Selon les critères de sélection pour
l’hébergement dans ces modules, seules les personnes ayant le degré de
dangerosité le moins élevé, une condition physique et mentale ainsi qu’un
comportement jugés adéquats peuvent y être incarcérées. Le ministère de la
Sécurité publique reconnaît que, pour combler ces nouvelles places, les
personnes au profil recherché viendront aussi d’établissements n’ayant pas
de bâtiments modulaires. Ces transferts pourraient générer des effets
néfastes (éloignement des proches et des ressources communautaires de la
région d’origine, discontinuité des services médicaux, etc.) sur les
conditions d’incarcération des personnes touchées par cette mesure.
Dossier surpopulation carcérale
État de situation
Un phénomène récurrent
Les causes de la surpopulation
carcérale
Les conséquences
Les solutions au problème
Mise à jour :
mars 2010
© Groupe
de défense des droits des détenus de Québec.
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