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FAUX !
Les
activités offertes aux personnes incarcérées (Travail,
Éducation, Loisirs) et leur salaire
NE SONT PAS
financées par les contribuables,
mais par le
Fonds
de soutient à la réinsertion sociale.
Les Fonds
de chacun des établissements ainsi que le Fonds central sont
des entités
indépendantes des Services correctionnels.
Ceux-ci sont responsables de l'organisation, du financement
et de la mise en place des programmes d'activités pour les
personnes contrevenantes, soit le travail, l'éducation et
les activités socioculturelles.
D’où provient l’argent des Fonds?
Qu’il
s’agisse du salaire versé aux personnes incarcérées qui
travaillent, de l’achat des équipements des ateliers de
travail, de l’achat d’un ballon de basketball, de la
télévision ou du gymnase,
l’argent nécessaire aux fonctionnement des trois programmes
d’activités provient du
Fonds de soutient à la réinsertion sociale.
L’argent des Fonds est financé principalement par les
personnes incarcérées elles-mêmes, puisqu’il provient :
· Des
profits générés par les contrats des ateliers de travail ;
· Des
profits de la cantine (où les personnes incarcérées
achètent,
avec leur propre argent,
des produits personnels, tels : journaux, revues, tabac,
produits d’hygiène, chocolat, friandises, « tylenols », etc
;
· D’un
prélèvement de 10% sur la salaire versé à la personne
incarcérée.
Les
Fonds contribuent également à la
création d'emplois dans la communauté en fournissant du
travail à plus de 80 citoyens
au Québec qui forment et supervisent le travail des
personnes contrevenantes.
Le salaire versé à la personne
incarcérée
La
personne incarcérée qui travaille reçoit 45 % de son salaire
pour effectuer ses achats à la cantine. Un autre 45 % est
versé dans un compte qui lui sera
remis à sa libération
et 10 % est prélevé pour financer le
Fonds
de soutient à la réinsertion sociale.
Les programmes d’activités
Les
programmes d’activités offertes aux personnes incarcérées se
divisent en trois catégories :
1– Les activités de travail
Certaines personnes incarcérées exerce un travail en
détention,
rémunéré ou non.
L’accès au travail permet à plusieurs personnes incarcérées
d’apprendre un métier en plus du fonctionnement proprement
dit du marché de l’emploi (ponctualité, attitude, etc).
Lorsqu’elles ont terminé leur période d’incarcération, leur
expérience est souvent bénéfique pour trouver un emploi.
Les
ateliers de travail gérés par les fonds
produisent des biens et offrent des services principalement
aux ministères et organismes gouvernementaux.
Dans
les ateliers de travail situés sur le site de
l'établissement, les tâches confiées aux personnes
incarcérées résultent généralement de commandes obtenues
d'organismes publics ou parapublics et parfois de certaines
entreprises privées.
Quelques exemples d’activités de travail :
·
menuiserie
·
imprimerie
·
confection de matelas
·
ferblanterie et signalisation
·
buanderie
·
cuisine
·
cantine
·
travaux d'entretien, d'emballage, d'ensachage et
d'assemblage d'articles, etc.
Certains travaux aux seins des établissements
de détention sont également confiés aux Fonds de soutien à
la réinsertion sociale :
· Services
de lavage de la vaisselle aux cuisines de l'établissement;
· Services
de buanderie pour l'établissement ;
· Entretien
paysager et tonte du gazon;
· Entretien
ménager des locaux;
· Déneigement
des voies d'accès et des cours de l'établissement;
· Réfection
de la peinture des surfaces intérieures de l'établissement;
· Petites
réparations
ne nécessitant aucune spécialité.
2– Les activités de formations
Pour
plusieurs personnes contrevenantes, leur réinsertion sociale
passe inévitablement par une meilleure formation académique,
puisque bon nombre de personne incarcérées ne possèdent pas
de diplôme d'études secondaires. Cette lacune peut
constituer un frein important à la réinsertion en raison des
difficultés à intégrer le marché du travail.
C'est
pourquoi certains cours de bases sont offerts en
milieu carcéral. Il s'agit principalement de cours de niveau
présecondaire et secondaire, d'alphabétisation, de français
et de mathématiques ou encore des cours de formation
professionnelles adaptés aux travail qui peut être effectué
dans les ateliers. Ces cours sont dispensés par une
commission scolaire locale, en partenariat avec les Fonds.
3- Les activités de loisirs et
socioculturelles
Les
personnes incarcérées peuvent, selon les équipements
disponibles dans les établissements, pratiquer certaines
activités sportives ou encore assister à des rencontres avec
divers organismes tel les Alcooliques Anonymes, les
Narcotiques Anonymes, etc.
L'ensemble des activités sportives, socioculturelles ou de
loisirs offertes aux personnes incarcérées sont également
assumées par les fonds.
Pourquoi des activités ?
Il a
été démontré que l’oisiveté en détention nuisait
grandement à la réinsertion sociale des personnes
incarcérées et augmentait le risque de récidive.
Fournir
l’occasion aux personnes incarcérée d’apprendre et d’exercer
(souvent pour la première fois) un métier ou encore de
compléter leurs études secondaires, c’est là un excellent
moyen de réinsertion sociale et de prévention de la
criminalité.
Source :
Ministère de la Sécurité publique du Québec
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