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Le Gouvernement du Québec a annoncé l’ajout de 5 nouvelles
prisons au Québec, ajoutant ainsi 338 places de plus dans le
réseau correctionnel. Dans le but de faire accepter cette
dépense de plus d’un demi milliard$, le ministre affirme que
la construction de ces prisons engendrera des retombées
économiques et qu’il s’agit d’un « moyen de stimuler
l’économie du Québec ». Est-ce vraiment le cas ?
Voici
les faits !
Bien que
de nouvelles prisons créeront un certains nombre d’emploi et
nécessiteront l’achat de matériaux, l’ajout de ces prisons
implique également des dépenses. Si les dépenses reliés à la
construction et la rénovation des prisons existantes ont été
annoncées (plus d’un demi-milliard $), on omet de dire les
frais suivants :
1- Les coûts d’incarcération
Actuellement au Québec, il en coûte 160$/jour pour
incarcérer UNE personne. Ainsi, l’ajout de 338 places
coûtera, à chaque année, aux contribuables québécois :
160$
x 365 jours x 338 places = 19,7 millions$
Il est à
noter que la construction de nouvelles prisons fera
augmenter le coût d’incarcération.
2- Les frais des spécialistes en délinquance
sexuel (prison de percé)
Dans le
cas de la prison de Percé, le gouvernement a annoncé la
création d’une équipe de professionnels de la santé,
composée notamment de criminologues, de sexologues, de
psychologues et de travailleurs sociaux.
Dans ce
projet, le ministère de la Sécurité publique (MSP)
travaillera en collaboration avec le ministère de la Santé
et des Services sociaux (MSSS). Encore une fois, on ne fait
aucunement mention des dépenses qui seront assumées par le
MSSS.
Aussi, la
pénurie de main d’œuvre dans les région du Québec oblige
souvent le gouvernement à débourser des primes importantes
afin d’attirer des spécialistes dans cette région. On pense
entre-autre aux primes qui doivent être donnée aux médecins
spécialistes et aux pharmaciens. Combien il en coûtera pour
attirer toute cette équipe? Le MSP reste silencieux.
3- Les frais de transports des personnes
incarcérées (prison de percé)
En
décidant de concentrer tous les efforts dans un seul
établissement, le gouvernement sera dans l’obligation de
transférer les détenus de partout au Québec vers
l’établissement de Percé. Ainsi, un détenu de
l’Établissement de détention d’Amos devra parcourir environ
1 500 km (19 heures de routes) ou celui de Gatineau, plus de
1 000 kilomètres (14 heures de routes).
Le
transferts des personnes incarcérées se fait par fourgon
cellulaire et est assuré par le ministère de la Sécurité
publique.
Les coûts
reliés à ces transferts (allez-retour) s’ajoutent aux
nouvelles dépenses créées par ce projet.
Des dépenses plutôt que des retombées
Même si on
ignore pour l’instant les coûts réels reliés aux
spécialistes et aux transferts, on constate rapidement que
les retombées seront forcement nulles. On peut même
envisager que les dépenses seront plus importantes que les
retombées annoncées.
D’un côté on dépense, de l’autre on coupe.
Il est
assez contradictoire de voir le gouvernement dépenser autant
d’argent pour construire de nouvelles prisons alors que les
prisons actuelles doivent effectuer des compressions
budgétaires, faute d’argent. Alors que l’on annule des
rencontres pour les Alcooliques anonymes et les narcotiques
anonymes, que l’on réduit les heures de visites, la
construction ne semble pas une priorité.
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