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FAUX ! La tendance du taux de
criminalité chez les jeunes est à la baisse.
Le taux de criminalité chez
les jeunes a reculé de 5% en 2008. Outre la hausse de
3% en 2006, le taux de criminalité
juvénile est diminue depuis une décennie
et est 25% moins important qu'en 1991, année record de
criminalité.
Taux de jeunes auteurs présumés déclarés
par la police, 1998 à 2008

Note :
Le taux de crimes violents comprend
maintenant un certain nombre
d'infractions qui n'étaient pas prises
en compte auparavant. Par conséquent,
les données ne sont comparables qu'à
compter de 1998.
Source : Statistique
Canada, Centre canadien de la
statistique juridique, Programme de
déclaration uniforme de la criminalité.
Source du graphique :
http://www.statcan.gc.ca/pub/85-002-x/2009003/article/10902-fra.htm#a13
Loi sur
le système de justice pénale pour adolescent
L'un des principaux objectifs
de la Loi sur le système de justice pénale pour les
adolescents (LSJPA), promulguée en 2003, consiste à
détourner du système de justice pénale officiel les jeunes
qui ont commis des crimes sans violence et moins graves en
favorisant le recours aux mesures extrajudiciaires. C'est
mesures comprennent entre autres les avertissements de la
police, le renvoi à des programmes communautaires et les
mises en garde de la Couronne.
Le nombre de jeunes en
détention après condamnation à diminué de 42% en
2008-2009, par rapport à 2003-2004, année à laquelle la
LSJPA est entrée en vigueur.
En 2008, 43 % des jeunes
auteurs présumés d'une infraction au Code criminel
ont été officiellement inculpés, alors que les autres ont vu
leur cas classé par un autre moyen.
Malgré un recours à la
détention moins élevé depuis l'entrée en vigueur de la LSJPA, le taux de criminalité n'a pas
augmenté.
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Durcir une peine pour envoyer un message
clair, on le sait que ça ne fonctionne pas
[...] ça ne réduit pas le taux de récidive,
ça ne réduit pas le taux de criminalité |
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Marie
Grégoire, ex-députée de l'ADQ.
RDI, club des
Ex |
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Rien n'indique qu'il faille à
tout prix renforcer la loi sur les jeunes contrevenants et
que la criminalité chez les jeunes soit un problème criant
comme le laisse croire le gouvernement conservateur.
Contrairement à ce que
laisse entendre les conservateurs, la loi actuelle permet
déjà aux juges de traduire devant le tribunal pour adulte
les jeunes ayant commis un crimes grave ou
violent.
Les modifications annoncées par le gouvernement conservateur
visant à modifier la LSJPA viendront encore une fois limiter le pouvoir
discrétionnaire des juges. Ils n'apparaissent donc pas justifiées et
purement idéologique.
Il est assez contradictoire
que les défenseurs de ce projet de loi défendent
l'imposition de sentences à vie pour les jeunes sous le
prétexte qu'ils pourront bénéficier d'une libération après
10 ou 15 ans alors que parallèlement, ce même gouvernement
ne cesse de durcir la loi afin de limiter les libérations
avant le terme de la sentence.
L'Association des centre
jeunesse du Québec et la direction de la protection de la
jeunesse ont d'ailleurs mis en garde le gouvernement fédéral
contre son intention de lever l'interdiction de publication
des noms des jeunes contrevenants. La divulgation des
noms aurait plutôt l'effet contraire en diminuant la
possibilité pour ces jeunes de se réinsérer en société et
les stigmatisant davantage.
Il est démontré que la
divulgation des noms procure un faux sentiments de
sécurité à la population. Dans le cas des crimes
graves et violents, la victime connait sont agresseur
dans la grande majorité des cas.
Par
exemple, en 2008 au Canada, environ 40 % des
victimes de tous les homicides résolus ont été tuées par une connaissance et
33 %, par un membre de leur famille.
Les crimes violents
Globalement, les crimes
violents commis par des jeunes sont demeurés stables depuis
10 ans, alors que la plupart des infractions sans violence
ont connu déclins. Si l'on a constaté en 2006 une hausse du
taux de crimes violents en 2006 chez les jeunes, il importe
de préciser que cet augmentation est due
principalement par la hausse des voies de fait simples,
qui représentent environ 60% affaires de violence commises
par des jeunes. Le
recul de 3 % enregistré en 2008 était la deuxième baisse
consécutive du taux de crimes violents chez les jeunes.
Après avoir atteint un sommet
sans précédent en 2006, le taux d’homicides chez les jeunes
a diminué de 13 % en 2007, le nombre d’homicides commis par
des jeunes ayant chuté de 85 à 74. Malgré cette baisse, le
taux d’homicides chez les jeunes enregistré en 2007 était le
deuxième en importance depuis 1961.
"Il convient de mentionner que
les taux d’homicides chez les jeunes peuvent faire l’objet
d’importantes variations d’une année à l’autre en raison du
nombre relativement faible de jeunes qui commettent cette
infraction" (Statistique Canada).
Source :
Statistique Canada.
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