Nous Joindre | Devenir Membre | Plan du site

GDDDQ Menu











 

Groupe de défense des droits des détenuEs de Québec

 

570, rue du Roi

Québec (Québec)

G1K 2X2

 

Téléphone:

418-522-4343

514-954-9471

819-779-1281

 

Télécopieur :

418-522-4343

 

Courriel :

info(a)gdddq.org

  L'heure Juste

Les faits sur la criminalité et la détention

retour au menu l'heure juste

Les criminels dangereux menacent nos enfants

télécharger au format pdf

« Les trafiquants d’enfants kidnappent, séquestrent et exploitent les enfants pour un faire un profit... »

Bulletin parlementaire du Parti Conservateur

VOICI LES FAITS !

Une réelle menace ?

Alors que les conservateurs laissent entendre que nos enfants sont de plus en plus menacés par des kidnappeurs, les statistiques de la criminalité au Canada démontrent le contraire.

En dix ans (de 1998 à 2008), le taux d’infraction relié au rapt a diminué de 49 % .  Il s’agit d’une des infractions les moins souvent commises au Canada, avec un taux de 1 /100 000 hab. en 2008, selon les dernières statistiques de la criminalité au Canada.

 

La vie de nos enfants est-elle menacée ?

Saviez-vous que les enfants risquent dix fois plus d’être victimes d’un accident mortel que d’un homicide ?  Le taux de mortalité en raison d’un homicide chez les enfants âgés de de 1 à 14 ans s’élève à 0.4 /100 000 hab..  En comparaison, ce taux s’élève à 10.6 pour les mortalités causées par un accident, 5.3 par des tumeurs malignes et de 2.0 par suicide.

Chez les jeunes de 15 à 19 ans, le risque de décès par suicide ou par accident est 9 fois plus élevé que par homicide. (voir le tableau présenté au verso)

 

Le rapt

L’enlèvement d’une personne mineure, selon le Code criminel canadien, est une infraction distincte à l’enlèvement appelée rapt.  Selon l’article 280 du Code criminel, il y a rapt lorsque, sans autorisation légitime, quelqu’un enlève une personne non mariée, âgée de moins de seize ans, de la possession et contre la volonté de son père ou de sa mère ou d’un tuteur.

Les peines prévues par la Loi

La personne qui commet une telle infraction est passible d’un emprisonnement maximal de cinq ans et de dix ans s’il s’agit d’une personne de moins de quatorze ans.  Le rapt par le père, la mère ou le tuteur d’enfants de moins de quatorze ans est également passible d’une peine maximale de dix ans.

 

Les peines minimales ont-elles un effet dissuasif ?

Aucune étude n’a réussi à démontrer l’efficacité des peines minimales obligatoires sur la réduction de la criminalité. 

L’imposition de peines minimales est déplorée par les juges puisqu’il limite grandement leur devoir d’évaluer la gravité du crime commis en fonction des facteurs aggravants et atténuants et pouvoir ainsi imposer une sentence appropriée.

« Les dispositions prévoyant des peines minimales obligatoires d’emprisonnement de longue durée sont susceptibles d’entraîner des dépenses considérables » 1

 

Une approche purement idéologique

Les résultats des études sur le sujet sont formels : l’approche répressive préconisée par les conservateurs s’avère la moins efficace en matière de lutte à la criminalité et la plus coûteuse.  Il s’agit d’une vision purement idéologique.

« Les politiques de justice pénale fondées sur la croyance selon laquelle une " ligne dure " permet de réduire la récidive ne sont pas appuyées par des données empiriques. » 2

À la lumière des données sur la criminalité, rien ne semble indiquer une menace accrue pour la sécurité des enfants comme le laisse croire le gouvernement conservateur.  Ces derniers utilisent tous les stéréotypes et préjugés existants afin d’imposer leur idéologie en matière de lutte à la criminalité.

Les résultats des études sur le sujet sont formels : l’approche répressive préconisée par les conservateurs s’avère la moins efficace en matière de lutte à la criminalité et la plus coûteuse.  Il s’agit d’une vision purement idéologique.

L’utilisation de la peur et la manipulation de l’information à des fins partisanes n’ont pas leur place en matière de sécurité publique.

Taux de mortalité*, Canada, 2005
    Décès
 

Pop totale

Homicide Accidents Tumeurs malignes Suicide
  nbr nbr taux nbr nbr nbr taux nbr taux
1 à 4 ans 1 360 230 14 1.0 74 5.4 28 2.1 0 0.0
5 à 9 ans 1 884 736 3 0.2 64 3.4 45 2.4 1 0.1
10 à 14 ans 2 107 333 5 0.2 95 4.5 43 2.0 43 2.0
TOTAL 5 352 299 22 0.4 233 4.4 116 2.2 44 0.8
TOTAL 5 352 299 22 0.4 233 4.4 116 2.2 44 0.8
Risque vs homicide** 1 10.6 5.3 2.0
 
15 à 19 ans 2 147 742 51 2.4 458 21.3 61 2.8 213 9.9
Risque vs homicide** 1 9.0 1.2 4.2

*  : Taux sur /100 000 hab.

** : Présente la comparaison du risque vs l’homicide.  Par exemple, 10 signifie que le risque de décès est dix fois plus élevé comparativement à l’homicide.

Source : Statistique Canada. Mortalité au Canada : Liste sommaire des causes, 2005, Ottawa, 2009. 127 pages.

 

 

 

 

 

Accueil | Organisme | Infos Juridiques | Heure Juste | Publications | Actualités | Communiqués | Liens | Section C.A

 © Groupe de défense des droits des détenuEs de Québec / Mise à jour : 20 April 2010