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L'avenir...

Malgré les avancées, la tâche est loin d’être terminée.  Lorsque l’on regarde la tendance actuelle de nos gouvernements en matière de sécurité publique et l’évolution de l’opinion publique vis-à-vis le système correctionnel, nous ne pouvons nier qu’il reste beaucoup de travail à accomplir.  La lutte à la criminalité doit s’attaquer d’abord et avant tout aux facteurs qui entraînent un individu à commettre un crime.

Plusieurs semblent oublier que l’incarcération n’est qu’une solution temporaire en isolant pour une certaine période un individu ayant commis une infraction.  Tôt au tard, ce dernier sortira de prison, réintégrera la société, et ce,  peu importe la durée de la sentence.  Tant que l’on ne travaillera pas en amont du problème, c'est-à-dire en s’attaquant aux facteurs criminogènes, l’incarcération n’aura servi qu’à réprimer et non à réhabiliter.  Et c’est là toute la différence en matière de réduction de la criminalité.

Priver une personne de sa liberté est probablement la fonction la plus délicate que l’État doit exercer au nom de la collectivité.  La prudence est donc de mise lorsque l’on sanctionne par l’emprisonnement puisqu’il est question de priver un individu d’un droit fondamental.

Les solutions existent, il ne manque que la volonté de les mettre en œuvre.  Vouloir prévenir la criminalité exige que l’on puisse déterminer ses causes et agir sur celles-ci.  Que l’on parle d’éducation ou de lutte à la pauvreté et à l’exclusion, c’est en travaillant à la source du problème que l’on réduit le comportement criminel.

Malgré cela, les gouvernements semblent de plus en plus adopter l’approche répressive, malgré le désaveu des experts criminologues.  On répond au problème de surpopulation carcérale en augmentant la capacité correctionnelle.  Pendant ce temps, plusieurs prisons doivent composer avec un budget réduit, les obligeant à couper dans les services et l’aide aux personnes incarcérées.

Quel sera donc l’avenir des services correctionnels?  Tout cela dépendra de la compréhension que la population aura de ce système.  Tant que la société fermera les yeux sur ce milieu clos, nous ne pouvons espérer de grands bouleversements.  Mais s’il demeure des citoyens qui se questionnent et qui s’intéressent au milieu correctionnel, qui cherchent à mieux comprendre ce qui se passe réellement derrière les murs, nous pouvons aspirer à des progrès.

Que pouvons nous faire pour améliorer le système judiciaire et carcéral afin de viser une réelle lutte à la criminalité?  Mieux comprendre qui sont les personnes incarcérées et « pourquoi » le sont-elles.  Connaître la clientèle carcérale permet de développer des programmes adaptés à leurs besoins.  Comprendre pourquoi elles ont commis un délit permet de s’attaquer à la source du problème.  Voilà la réelle lutte à la criminalité.

Il ne manque pas d’idées pour y arriver et souvent, elles sont beaucoup plus simples que l’on pourrait croire.  Et si on laissait la parole aux personnes qui vivent l’incarcération?  C’est ce que nous vous proposons dans la section 30 idées d'avenir.  Voyons quelles sont leurs idées de l’avenir des services correctionnels et pour améliorer la réhabilitation.  Peut-être y trouverons-nous certaines solutions?

Table des matière

 

 

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 © Groupe de défense des droits des détenuEs de Québec / Mise à jour : 10 March 2010